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Passionné du 1er Empire,je peint des figurines au 1/72 éme et réalise des dioramas les mettant en scène. Je me rapproche au plus près de la réalité Historique pour peindre les uniformes des différentes troupes après recherches .Certains de mes dioramas représentent aussi le matériel de l'époque.Je participe à diverses expositions et ,à ma façon, entretien le souvenir de Napoléon 1er Empereur des Français.La figurine et l'Histoire ne font alors plus qu'une.

10 Jun

16 DÉCEMBRE 1808 , BATAILLE DE CARDEDEU (ESPAGNE)

Publié par Fred  - Catégories :  #bivouac, #général, #Cardedeu, #division, #troupes, #Français, #artillerie, #Duhesme, #Gouvion Saint-Cyr, #colonne

 

La bataille vue par le peintre Jean-Charles Langlois

Après avoir obtenu la reddition de Rosas le 05 décembre, le général Français Gouvion Saint-Cyr se hâtait de marcher au secours de Barcelone, garnie par les troupes du général Duhesme et sous le siège d’importantes troupes espagnoles.

Le 08 décembre, les forces Françaises arrivées par la route longeant la rive gauche de la Fluviá étaient fortes de 16.000 hommes et 1.500 cavaliers (Divisions Pino, Souham et Chabot ; celle de Reille étant sur la route pour former les garnisons des forteresses de Rosas et Figueras).

Les Français franchirent le fleuve le 09 pour loger les troupes à Médina, la totalité de l’artillerie fut envoyée à Figueras.

La plus grande partie des troupes Espagnoles sous les ordres du général Vives, réunies dans la plaine de Barcelone, auraient pu profiter de multiples positions favorables où s’installer et s’opposer à la venue des Français voulant venir en aide au général Duhesme.

Le général Vives disposait en effet de 20.000 hommes, il pouvait faire appel aux 8.000 hommes du général Marqués de Lazán, positionnés à Gerone ; et ce sans compter les Tercios de Milans et les partisans de Clarós.

Mais suite aux informations reçues le 11 sur le mouvement de Gouvion Saint-Cyr, il se contenta d’envoyer Reding à Granollers avec sa seule division (soit 4.000 hommes), et le 15, de lui envoyer son lieutenant avec 4.000 hommes de plus ; laissant ainsi devant la capitale provinciale quelques 12.000 hommes sous les ordres du Conde de Caldagués.

Ce alors que nombre de ses subordonnés lui proposaient de laisser 4.000 hommes au siège de Barcelone, et d’envoyer l’essentiel de ses forces à la rencontre de Gouvion Saint-Cyr.

Les Impériaux ne perdaient pas leur temps, le 13 après-midi, ils rencontrèrent à Vidreras, les troupes du Marqués de Lazán  ce dernier faisant mouvement de Cassa de la Selva vers Gerone, il fut facilement contenu par la division Souham qui, couvrant la division italienne de Pino, permit à celle-ci de s’ouvrir un passage vers Massanet et Martorell, non loin de Tordera, où les positions excellentes qu’offraient le terrain n’était toujours pas occupées par les troupes de Vives.

Ce n’est que le 16  au matin que ce dernier fit mouvement vers Llinás où allait se produire la bataille.

Le général Vives avait fait un détour afin d’éviter le feu de la forteresse de Hostalrich, passant par des chemins de montagne à peine connus, évitant la route principale, passant par le défilé de Trentapasos sans s’arrêter, puis installa son bivouac sur les hauteurs à plus de 22 heures.

Les Espagnols, en présence de leurs adversaires, se replièrent sur les flancs des hauteurs sur lesquelles se trouvait situé le village de Cardedeu ; ils prirent position en deux lignes ; une première avancée jusqu’à un ravin afin de surveiller les axes d’arrivée des troupes françaises, et une seconde ligne située plus en hauteur pour couvrir la première.

Les partisans de Vic sur la droite, le général Vives au centre du dispositif barrant la route, et le général Reding sur l’aile gauche.

La division Pino, division de tête du dispositif adopté par le général Gouvion Saint-Cyr, avait reçu l’ordre de foncer en colonne afin de percer la ligne ennemie et ainsi se forcer un passage sur la route. Mais considérant que ce plan d’attaque était trop dangereux, elle entreprit d’attaquer les deux ailes pour soutenir l’attaque du centre.

La brigade Mazzuchelli qui attaquait à la gauche fut accueillie par un tel feu d’artillerie quelle fut contrainte de se replier en perdant l’un de ses régiments, sabré par les Hussards Espagnols. Ces derniers, menés par le Colonel Ibarrola, capturèrent deux officiers supérieurs, 15 officiers et 200 soldats.

La colonne Italienne qui attaquait la droite Espagnole, sous le commandement du général Fontane fut elle aussi repoussée par les Migueletes de Vich : c’est à ce moment que le général Pino fit son entrée sur le champ de bataille. Il fit renouveler son attaque, soutenu par la division Souham qui tenait en respect les troupes de Reding pendant que les unités de Fontane,  culbutaient les troupes irrégulières de la gauche du dispositif Espagnol, soutenant par la suite l’attaque du centre en se portant sur le flanc de cette dernière. La cavalerie italienne, ainsi soutenue, réussit à percer et à s’ouvrir la voie jusqu’à Cardedeu.

Les unités sous le commandement de Reding restèrent jusqu’au dernier moment sur leurs positions, quand elles furent mêlées aux fuyards et aux attaquants.

Le général Vives s’enfuit par la mer, s’embarquant à Mataró pour retrouver la terre ferme au Nord de Llobregat, au sud de Barcelona.

Seules quelques rares unités arrivèrent à se replier en bon ordre sur Granollers : les Húsares Españoles du Colonel Ibarrola, une section d’artillerie, sans doutes des obusiers  du Lieutenant d’Artillerie Don Domingo Ulzurrum, et quelques unités d’infanterie ; cet ensemble d’unités étant menées par le Brigadier Don Martín García Loygorri.

Ces troupes furent récupérées par le général Reding à San Cugat de Vallés, puis se dirigèrent vers Molins de Rey où elles rencontrèrent les unités du Conde de Caldagués. Ce dernier avait levé le camp à l’approche de l’armée de Gouvion Saint-Cyr, dont la division Pino campa non loin du Besós.

Les Espagnols avaient dû laisser aux Français à Sarriá leurs magasins de vivres et de munitions, mais avaient néanmoins repoussé une tentative de sortie menée par le Général Duhesme le 16 au matin avant d’avoir à lever le siège de Barcelona.

Les Espagnols perdirent lors de la bataille de Cardedeu / Llinás quelques 1.500 hommes (morts, blessés et prisonniers), deux drapeaux et cinq pièces d’artillerie.

Le Marqués de Lazán et le Colonel Milans del Boch ne purent arriver à temps sur le champ de bataille, ce qui aurait pu changer le résultat des combats ; le premier devant par la suite se replier sur Gerona et le second sur Arenys.

 

(Source vue par les Espagnol : lien ci-dessous)

LA BATAILLE DE LLINÁS OU DE CARDEDEU :16 DECEMBRE 1808

 

L'affrontement a lieu entre Llinars del Vallès à l'est et Cardedeu à l'ouest. Le général Vives déploye sa première ligne derrière un ruisseau — le Riera de la Roca — et sa deuxième ligne légèrement plus en hauteur en amont. La division Reding prend place sur l'aile droite, au sud, jusqu'à la rivière Mogent, tandis que Vives occupe le centre et l'aile gauche avec ses troupes catalanes. Une batterie de trois canons prend position sur une colline de manière à surplomber la route principale au centre, renforcée à gauche par une autre batterie de deux pièces. Deux canons s'ajoutent à la réserve en plus des deux bataillons d'infanterie et de deux escadrons du régiment de Hussards qui la composent. À l'extrême-gauche se tiennent les partisans de Vic.

En face, Gouvion-Saint-Cyr.Il décide d'enfoncer les lignes de Vives avec les 23 bataillons dont il dispose. La division italienne de Pino part à l'attaque la première, suivie par la division Française de Souham. Saint-Cyr donne l'ordre  à Pino de déployer ses unités en ligne, lui demandant de garder ses bataillons en colonne et d'écraser les lignes espagnoles avec l'impulsion de sa masse. La colonne de Pino s'avance sur le centre-droit de Vives, mais elle est bientôt soumise sur ses flancs au feu nourri des deux ailes espagnoles. Pino cède alors à la panique et envoie sur la droite un bataillon du 2e léger et un bataillon du 7e de ligne commandés par le général Fontane. À gauche, il déploie le brigadier Mazzucchelli avec les deux derniers bataillons du 2e léger et trois bataillons du 4e de ligne. L'attaque brise la première ligne espagnole mais bute sur la deuxième à mi-hauteur de la colline. Reding en profite pour jeter les Hussards  dans la mêlée et lancer une contre-attaque avec le reste de ses troupes, refoulant en désordre les Italiens de Mazzucchelli. Gouvion-Saint-Cyr dirige immédiatement sur sa gauche Souham et ses 10 bataillons avec mission d'assaillir l'aile droite de Reding. La deuxième brigade de Pino  reçoit l'ordre de foncer sur le centre Espagnol tandis que sur l'aile gauche de Vives, Fontane continue d’attaquer avec ses deux bataillons. Les vétérans de Souham rangés en colonne percutent et rompent la ligne de Reding. Dans le même temps, les Italiens de Pino font plier le centre ennemi. Alors que l'armée espagnole présente des signes de faiblesse, Saint-Cyr ordonne au général Carlo Balabio de charger sur la route principale avec sa cavalerie légère italienne. Cette dernière s'élance au galop et réussit à prendre la crête, ce qui entraîne un repli général du côté espagnol.

À l'issue des combats, les pertes de Vives s'élèvent à 1 000 tués ou blessés, 1 500 prisonniers, cinq pièces d'artillerie et deux drapeaux. De son côté, Gouvion-Saint-Cyr fait état de 600 hommes hors de combat principalement dans les unités italiennes de Pino. Reding manque de peu d'être capturé alors qu'il tente de rallier ses soldats. Vives doit abandonner son cheval en s'échappant par les falaises et est recueilli par le HMS Cambrian qui le conduit à Tarragone.

 

(Source :Wikipédia)

1/Gouvion Saint-Cyr  2/Souham   3/Duhesme
1/Gouvion Saint-Cyr  2/Souham   3/Duhesme
1/Gouvion Saint-Cyr  2/Souham   3/Duhesme

1/Gouvion Saint-Cyr 2/Souham 3/Duhesme

1/ Théodore de Reding de Biberegg

1/ Théodore de Reding de Biberegg

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