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Passionné du 1er Empire,je peint des figurines au 1/72 éme et réalise des dioramas les mettant en scène. Je me rapproche au plus près de la réalité Historique pour peindre les uniformes des différentes troupes après recherches .Certains de mes dioramas représentent aussi le matériel de l'époque.Je participe à diverses expositions et ,à ma façon, entretien le souvenir de Napoléon 1er Empereur des Français.La figurine et l'Histoire ne font alors plus qu'une.

20 Nov

LA BATAILLE DE FUENTES DE ONORO .......3 AU 5 MAI 1811

Publié par Fred  - Catégories :  #Masséna, #cavalerie, #Wellington, #artillerie, #infanterie, #bataille, #péninsule, #Bessières, #Espagne, #Français

Le capitaine Norman Ramsay, de la Royal Horse Artillery, menant sa troupe à travers les cavaliers Français lors de la bataille de Fuentes de Oñoro. Peinture de George Bryant Campion.

 

Le 3 mai , après-midi, les Français foncent tête baissée dans le dispositif Britannique en son point le plus fort, sans reconnaissance préalable. La division Ferey, tête du VIe corps, attaque de front Fuentès de Oñoro et réussit à l’enlever aux cinq bataillons légers britanniques qui l’occupaient.

Malheureusement les Français ne garnissent pas les maisons et sont balayés par la contre-attaque de deux bataillons écossais... .Une nouvelle attaque, vers 17 heures, est repoussée, il faudra l’héroïsme de la division Marchand pour réoccuper une partie du village avant la
nuit. A ce moment on compte déjà plus de 600 pertes chez les Français pour moins de 300 chez les Britanniques... .

 La journée du 4 mai est utilisée par Masséna à examiner de plus près la position de Wellington avec la conclusion logique que la meilleure solution consiste à la tourner par sa droite. En conséquence les ordres sont donnés pour exécuter de nuit, en vue d’une nouvelle attaque le matin du 5 mai, les mouvements suivants :

-La division Ferey (VIe CA) tiendra la portion de Fuentes de Oñoro qu’elle occupe,soutenue par le IXe corps d’armée (divisions Conroux et Claparède).
-Les divisions Marchand et Mermet (VIe CA), soutenues par celle de Solignac (VIIIe CA), attaqueront le flanc droit britannique à Poço Velho.
-Montbrun, avec les brigades d’Ornano (Dragons), Fournier et Watier (Cavalerie Légère), prolongera l’infanterie par sa gauche, débordant l’Anglais.
-Le IIe corps de Reynier (divisions Merle et Heudelet) feindra une attaque sur La Concepcion et Alameda pour fixer Erskine et Campbell.

Wellington, de son côté, a prévu la réaction Française et ordre est donné aux 1ère et 3e divisions (Spencer et Picton) de se déployer entre la Dos Casas et le Turon, derrière un chemin creux , leur gauche ancrée dans Fuentès.

Le 5 mai à l’aube, la cavalerie de Montbrun éparpille les guérillas espagnoles de Don Julian Sanchez à Nave de Haver. Solignac expulse Houston de Poço Velho déjà débordé par la droite par Mermet et Marchand. 20.000 Français sont donc à pied d’oeuvre dans le flanc droit de Wellington encore fragile. Heureusement pour Houston, Craufurd lance sa division légère en avant pour le dégager, et la 7e division peut soustraire ses débris à la vindicte des cavaliers Français.

Mais désormais ces derniers s’acharnent sur les légers Britanniques qui,magnifiquement appuyés et soutenus par la cavalerie de Cotton et l’artillerie à cheval de Bull, vont effectuer en carrés une retraite digne des manuels de tactique.Les carrés font tête tour à tour, tirant à bout portant des salves meurtrières, puis se retirent sous le couvert de furieuses charges de cavalerie... pour refaire front à nouveau plus loin dès que leurs cavaliers sont ramenés

La cavalerie française est à la hauteur de sa réputation. Fournier se couvre de gloire à la tête de ses chasseurs . Un carré Portugais est même enfoncé ...Il manque un petit rien pour que la division Craufurd s’effondre, couvre de ses fuyards la position de Wellington et livre, avec ses communications sur La Coa, l’armée elle-même !

L’attaque d’infanterie par le sud se fait attendre tandis que l’artillerie Française, trop faible, est réduite au silence et que la cavalerie de Montbrun, seule, ne peut presser l’ennemi dans sa nouvelle position. A midi cependant, trois bataillons de grenadiers réunis du IXe corps s’emparent de Fuentès de Oñoro tout entier et commencent à gravir les pentes au-delà du village. Mais les troupes de Mackinnon qu’une attaque du sud aurait fixées sont fraîches et disponibles pour une nouvelle contre-attaque qui ramène d’Erlon à son point de départ. De son côté, Reynier est demeuré inactif.

A 17 heures Masséna qui va renouveler “avec ensemble cette fois” ses efforts apprend que les munitions de troupe risquent de manquer, la faiblesse en attelages n’ayant pas permis d’en emmener suffisamment. L’attaque est remise au lendemain, le temps que les caissons retournent à Ciudad-Rodrigo faire le plein. Mais Bessières, enfin retrouvé, s’oppose à ce que “ses” attelages fournissent un tel effort de nuit ! Pendant ce temps Wellington a fortifié sa position

Lorsque les approvisionnements sont recomplétés force est de constater que les retranchements élevés par l’Anglais résisteront à tous les assauts. Masséna, dépité, renonce donc à un nouvel affrontement. 1.800 britanniques et 2.800 français sont tombés.

Fuentès de Oñoro marque aussi un tournant dans la guerre de la péninsule car elle demeure la dernière bataille défensive de Wellington. Les Français ne mettront plus les pieds au Portugal et si l’armée de Marmont en porte encore le nom, elle sera totalement défaite aux Arapiles en Juillet 1812. Là, Wellington inaugurera la stratégie offensive qu’il poursuivra à Vittoria et Toulouse .

l’échec de Masséna au Portugal  marque, le commencement du reflux qui va submerger les armées Françaises d’Espagne .

 

Source :La bataille de Fuentes de Oñoro, histoire et simulation (par Diégo Mané © 1982 et 2003)

 

Source : Alamy stock photo

Source : Alamy stock photo

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