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Tout d'abord , un peu d'Histoire ...Le petit diorama en cours de réalisation suivra ...

Les vivandières s'occupent de la nourriture, quelles ont le droit de vendre, ainsi que des objets de première nécessité (papier lettre, lacets, boutons, eau-de-vie, vinaigre), des prix raisonnables.

Elles sont sélectionnées par le conseil d'administration du régiment. Elles reçoivent alors une "Patente de Vivandière", spécifiant quelles doivent obéir aux règlements militaires, toujours avoir avec elles les objets les plus nécessaires aux soldats, et les vendre un prix raisonnable.

Cette patente comprend également leur signalement (origine, âge, taille, couleur des chevaux et des yeux, forme du nez, etc.), la liste des animaux et véhicules en leur possession (généralement, elles possèdent, lorsqu'elles sont attachées à un bataillon ou un escadron, un cheval), enfin un numéro d'enregistrement.

Un décret de 1810, leur donne droit, en temps de guerre, aux soins gratuits dans les hôpitaux militaires, remboursement des frais étant effectués par leur corps d'origine.

Leur nombre a été fixé par un arrêté de l’An VIII , qui prescrit par ailleurs que ces femmes doivent être des citoyennes de bonnes manières, mariées à des soldats ou sous-officiers en activité de service, reconnues les plus actives, les plus utiles aux troupes, et "dont la conduite et les mœurs est des plus régulières." Elles arborent, en guise de badge, un tonnelet, qui, autant que faire se peut, contient de l'eau-de-vie, défaut n'importe quel remontant. Pour servir, plusieurs petits gobelets, quelles essuient éventuellement avec leur tablier entre deux clients.

La plus connue est sans doute la fameuse Marie Tête-de-Bois (c'est bien sûr un sobriquet) qui fera pas moins de 17 campagnes. Mariée en 1805 à un grenadier, elle en a eut un garçon. Tambour à l'âge de dix ans, ce gamin précoce recevra, cinq ans plus tard, un fusil d'honneur et à vingt ans un brevet de sous-lieutenant. Il mourra en 1814 sous les murs de Paris et sa mère, entre-temps devenue veuve, son mari ayant été tué à la bataille de Montmirail, sera blessée en allant chercher le cadavre de son fils. Guérie, on la retrouve en 1815, toujours cantinière, mais dans la Garde. Pour elle, comme pour l'Empire, la fin est proche : un biscayen troue le tonnelet qu'elle porte et lui perce le corps. Elle tombe, puis rampe vers le cadavre d'un soldat, pour s'en faire l'oreiller de son dernier somme. A ce moment, une balle perdue la frappe au visage et la défigure. Un grenadier, lui aussi mortellement blessé quelques pas de là, trouve dans un sursaut d'humour la force de lui dire: "Marie, vous n'êtes pas belle comme ça". Et dans un sourire de sang, elle répond : "C'est possible, mais je peux me vanter d'être fille, femme, mère et veuve de troupier." Puis elle expira.

(source : voir lien ci-dessous).

LA VIVANDIERE .......(1)
LA VIVANDIERE .......(1)
LA VIVANDIERE .......(1)
Tag(s) : #vivandières, #régiment, #soldats, #bataillon, #escadron, #cheval, #grenadier, #nourriture, #guerre, #troupes

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