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Le 17 mars1814 , le prince de Weimar s'avança avec le général Lecoq à la tête de sept bataillons, trois escadrons et 24 pièces de gros calibre, pour faire une tentative sur Maubeuge. Mais cette place était à l'abri d'un coup de main; ses ouvrages, délabrés et négligés depuis 15 ans, venaient d'être palissadés, et le colonel Schouller, directeur de la manufacture d'armes, officier d'un mérite reconnu, la défendait avec 1000 hommes, composés d'un bataillon de gardes nationales du Pas-de-Calais, d'un bataillon de douaniers, de trente chevaux du dépôt du 1er de chasseurs, et d'une compagnie de canonniers formée d'habitants.
L'ennemi fit, le 19 et le 20 mars, toutes les dispositions nécessaires, et s'empara le 21, des hauteurs d'Assevant, ainsi que de Roussies, après un léger engagement avec un détachement sorti de la ville pour reconnaître sa position et sa force.
Le 22, il construisit à petite portée des remparts 3 batteries armées ensemble de 8 mortiers et de 4 pièces de 24 et six de 12, qui commencèrent à jouer le lendemain matin à trois heures. L'artillerie de la place répondit avec une supériorité telle qu'à midi elle avait démonté la moitié des pièces saxonnes, écrasé plusieurs plateformes, et fait sauter un magasin à poudre. Ce fut inutilement que le prince de Weimar somma d'abord la place, puis offrit une suspension d'armes; après avoir continué le feu jusqu'à la chute du jour, il fut obligé, faute de munitions, de se retirer sur Mons pendant la nuit.
Le 24, le colonel Schouller sortit avec sa garnison, détruisit les ouvrages des assiégeants, chassa l'arrière-garde de Ferrière-la-Grande, et la poussa sur son corps de bataille de Requignies, d'où l'ennemi continua le blocus de Maubeuge.
Soldats, citoyens, femmes, enfants, tout le monde prit part à la défense de la place; et ce succès ne fit qu'enflammer davantage leur ardeur et leur dévouement".

À la suite de la défaite des armées napoléoniennes à Leipzig en octobre 1813, les forces coalisées envahissent la France. La place forte de Maubeuge résiste victorieusement en 1814 aux attaques des troupes du duc de Saxe-Weimar. Pendant les Cent-Jours, c'est dans la région de Maubeuge que les troupes de Napoléon se préparent à la bataille de Waterloo toute proche. Trois jours après cette défaite, le 21 juin 1815, Maubeuge est assiégé par 12 000 Prussiens et doit se rendre. Suivent trois ans d'occupation par les troupes prussiennes puis russes.

BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814
BLOCUS DE MAUBEUGE : 17 MARS 1814

.........Jean-Baptiste-Nicolas SCHOULLER (1779-1853) ........

Jean-Baptiste Schouller naît le 6 décembre 1779 à Nancy, fils de Claude Schouller, conseiller à la Cour royale, et de Françoise Barthélemy.

Voici une brève biographie, basée sur ses états de services.

Il entre au service le 21 décembre 1794 et devient élève à l'Ecole polytechnique.

Lieutenant en second au 5ème Régiment d'Artillerie à Pied, le 2 mai 1797.

Campagne de 1797 (An 5) à l'Armée du Rhin, puis d'Helvétie durant l'An 6 (1798).

Ans 7 et 8, Italie. Blessé d'un coup de feu devant Vérone le 5 avril 1799. Ce sera la seule blessure de sa longue carrière.

Lieutenant en 1er le 28 avril 1802.

Ans 11 et 12, camp de Boulogne.

Capitaine en second au 4ème Régiment d'Artillerie à Pied, le 1er juin 1804.

An 13, Hollande. Vendémiaire, an 14, à la Grande Armée. Campagne de 1805 au 2ème Corps. 1806, 1807, (campagnes de Prusse et de Pologne) 1808 (Espagne), 1809 (Autriche), 1810 au 2 mars 1811, à la Grande Armée.

Il passe à l'Artillerie à Cheval de la Garde Impériale, le 1er mai 1806.

Chevalier de la Légion d'honneur, le 4 juin 1807.

Officier de la Légion d'honneur, le 10 juin 1809.

Capitaine en 1er, le 22 juin 1809 ; Chef d'escadron au 6ème Régiment d'Artillerie à Cheval, le 14 mars 1811.

Inspecteur de la manufacture d'armes de Maubeuge, le 28 mars 1811 ; Il est nommé Colonel à la fin de l'Empire, le 8 janvier 1814.

Campagne de France : Investi par le général Maison du du commandement supérieur de Maubeuge, il défend victorieusement cette place pendant trois mois contre les attaques des troupes coalisées du duc de Saxe-Weimar. Dans son état de 1814, la ville pouvait espérer tenir pendant une douzaine de jours avec une garnison de 5.000. Schouller disposait à peine de 1.000 hommes peu aguerris. Il résista 3 mois !

La première restauration l'envoie au 3ème régiment d'artillerie à pied, le 21 juin 1814.

La paix lui permet de se consacrer à d'autres occupations, et il épouse, le 13 juillet 1814, Mlle Marie-Lucie Martin, fille de M. Charles-André Martin, maire de Maubeuge, chevalier de la Légion d'honneur et commandeur de Saint-Stanislas de Russie, et de dame Lucie Lecomte.

Chevalier de Saint-Louis, le 11 octobre 1814.

Au Cent-Jours, il est à l'artillerie de l'Armée des Pyrénées- orientales, le 30 mai 1815, puis passe chef d'état-major du général Ruty, commandant en chef l'artillerie de l'armée du Nord, le 4 juin 1815. Campagne de Belgique.

A la chute définitive de l'Empire, il reprend le commandement du 3ème Régiment d'artillerie à pied, le 5 juillet 1815.

Il est placé en non-activité le 19 août 1815.

Au régiment de La Fère (artillerie à pied), le 5 février 1816.

Directeur de l'artillerie à Valenciennes, le 2 mars 1822.

Directeur général des manufactures d'armes, le 11 janvier 1823.

Commandeur de la Légion d'honneur, le 21 mars 1831.

Maréchal de camp disponible, le 11 octobre 1832 .

Entre temps , Commandant de l'Ecole d'artillerie à Rennes .

Commandant l'Ecole d'artillerie à Metz, le 21 mai 1836 .

Lieutenant-général disponible, le 13 juin 1841.

Inspecteur général pour 1841 du 5ème arrondissement d'artillerie, le 13 juin 1841.

Membre du Comité de l'Artillerie, le 2 décembre 1841 .

Inspecteur général du 5ème arrondissement d'artillerie, le 5 juin 1842 ; Id. pour 1843, id., le 14 mai 1843 ; Id. pour 1844, id., le 9 juin 1844 .

Inspecteur général au 3ème arrondissement d'artillerie, le 22 mai 1845.

Grand-Officier de la Légion d'honneur, le 28 novembre 1847.

Admis dans la Réserve à dater du 7 décembre 1847 .

Retraité, le 8 juin 1848 .

L'établissement du Second Empire l'admet à nouveau dans le cadre de réserve le 26 décembre 1852.

Il décède à Paris, le 27 février 1853 et repose au cimetière du Nord, dans la 31ème division.

Porte de Mons à Maubeuge
Porte de Mons à Maubeuge

Porte de Mons à Maubeuge

Tag(s) : #Maubeuge, #Schouller, #Assevant, #batteries, #artillerie, #Weimar, #Pas-de-Calais, #garnison, #Soldats, #citoyens

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