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Voici le second diorama dédié à la campagne de France de 1814 , il y a deux cent ans , j'ai souhaité représenter le 1er Rgt des éclaireurs de la Garde chargeant les batteries Prussiennes lors de la bataille de Craonne.

J'y fait figurer 4 grenadiers à cheval , car le 1er Rgt des éclaireurs de la Garde leur était rattaché.

Le 1er éclaireur et les grenadiers à cheval étaient sous le commandement de Colbert et faisait partie de la Vieille Garde sous les ordres de Mortier.

Les figurines sont toutes des Hat :

Artillerie Prussienne ref 8007

1er Rgt des éclaireurs (chasseurs à cheval) ref 8029

Grenadiers à cheval ref 8013

En photo d'ouverture le monument dédié aux combats de 1814/1914

"Monument à la vaillance de la jeunesse française: les Marie-Louise de 1814 et les Bleus de 1914."

Tout d'abord un peu d'Histoire ....la bataille de Craonne.

Le plan de bataille prévoyait de canonner de front les troupes russes établies à Hurtebise, pendant que celles-ci seraient assaillies sur leurs deux flancs simultanément. Au nord de la ferme, Ney devait se lancer à l’assaut du plateau par le village d’Ailles, et au sud la cavalerie de Nansouty avait pour mission d’aborder le flanc droit ennemi par le vallon d’Oulches. Il va sans dire que cette position des deux ailes de l’armée au fond des ravins était particulièrement défavorable à une action offensive...

Le 7 mars, les troupes russes se préparèrent à recevoir le choc qu’elles savaient proche. Elles s’établirent défensivement sur trois lignes, à cheval sur la « route des Dames », à hauteur de la ferme d’Hurtebise et du ravin de Foulon. Là où le plateau s’élargissait (en contre-haut de Vassogne, elles étaient flanc- gardées par des escadrons de cosaques.

Autour de Cerny, les Prussiens du général Sacken étaient en réserve. Il faisait particulièrement froid, ce matin là. Le vent soulevait une neige poussiéreuse tombée dans la nuit et le sol gelé faisait trébucher les chevaux. Par contre, dans les fonds au nord du plateau, l’Ailette avait débordé et le sol détrempé interdisait toute action de la cavalerie comme tout passage d’artillerie. La mission confiée à Ney n’en était que plus délicate à remplir et l’arrivée de renforts s’annonçaient problématique par cette voie.

La canonnade commença avant 10 heures. Elle fit plus de bruit que de dégâts. Les artilleurs français étaient pour la plupart inexpérimentés et impressionnés par la mitraille russe. Maniant tour à tour l’écouvillon et la planchette de tir, le général Drouot passait d’une pièce à l’autre pour corriger les fautes des maladroits et leur montrer les bons gestes. Au son du canon, Ney fit avancer ses troupes jusqu’à Ailles et commença un peu trop tôt l’escalade du côté nord du plateau : les troupes à l’assaut desquelles il lançait ses hommes n’avaient pas été éprouvées par le bombardement ; elles étaient encore fraîches et bien organisées. Criblés de balles et de biscaïens, les soldats du prince de la Moskowa ne purent prendre pied sur le plateau et furent contraints de s’établir à mi-pente. Leur position était pour le moins inconfortable...

Ces premiers engagements montraient la nécessité de faire parvenir des renforts aux troupes engagées. Pour cela, Napoléon pouvait disposer progressivement des corps qui, l’un après l’autre franchissait l’Aisne à Berry-au-Bac. Il les engagea dans la bataille au fur et à mesure de leur arrivée sur la rive nord.

La Jeune Garde notamment fut chargée, en fin de matinée, de partir à l’assaut d’Hurtebise par la route de Vauclerc. Ce faisant, elle reprenait à son compte les tentatives malheureuses menées la veille par Ney, et venait à son secours à un instant critique du combat. Se voyant assaillis en force, les Russes qui tenaient la ferme y mirent le feu et l’évacuèrent. Les troupes françaises qui prenaient pied sur le plateau autour d’Hurtebise étaient surtout composées de jeunes conscrits. Le pire pouvait être craint, quant à leur tenue au feu. Exposées à de très violents bombardements, elles restèrent pourtant soudées sous la mitraille, en dépit des très lourdes pertes subies.

C’est à cet instant de la bataille que le maréchal Victor, qui les commandait, fut blessé à la cuisse. Vers le milieu de la journée, elles furent renforcées par Grouchy qui déboucha à son tour sur le chemin des Dames, à la tête d’un millier de cavaliers (des dragons pour l’essentiel). Plus au sud, Nansouty et ses cavaliers parvenaient eux aussi à se hisser sur le plateau et s’en prenait au flanc droit des Russes. Ceux-ci furent sabrés par la cavalerie de la Garde et repoussés jusqu’à la hauteur de Paissy. Dans cette charge mémorable, le régiment des Dragons de la Garde perdait cinq officiers tués !

Attaqué sur trois côtés, Woronzoff conservait pourtant son centre intact. Il ordonna plusieurs contre attaques qui refoulèrent la cavalerie française. A la tête de ses dragons, Grouchy fut blessé. La panique gagna alors les rangs des jeunes recrues de la Garde et les marie-louises de Ney. Face au retour offensif des Russes, ses régiments se précipitèrent en désordre dans les ravins qu’ils avaient eu tant de peines à gravir et le plateau fut nettoyé en un instant.

L’envoi de renforts devenait urgent, sous peine de subir un désastre. Or, ceux-ci ne pouvaient être envoyés au feu qu’au rythme de leur franchissement de l’Aisne et sans ordre préétabli. Le goulet d’étranglement de Berry-au-Bac ôtait à l’Empereur toute hauteur de vue tactique sur les combats en cours... Ce furent les cavaliers du général La Ferrière et les fantassins de Charpentier qui, les premiers et au fur et à mesure de leur arrivée en ligne, se portèrent les premiers au secours de la Jeune Garde, vers Hurtebise. Ce soutien fut le bienvenu. Les troupes débandées se recomposèrent pour repartir à l’assaut.

Plus à l’ouest, les hommes de Ney escaladaient les pentes abruptes du plateau pour la sixième fois depuis la veille. La victoire changeait de camp. Toute l’armée française poussa bientôt des exclamations de joie, lorsque les canons de l’artillerie de la Garde (72 pièces) et ceux de la réserve d’artillerie débouchèrent à leur tour sur le champ de bataille, à hauteur du défilé d’Hurtebise. L’Empereur en personne dirigeait leurs feux, depuis le promontoire du Buisson Coquin.

Désormais, Français et Russes luttaient à armes égales. Les canons de la Garde, servis par des artilleurs chevronnés, firent beaucoup de mal aux troupes de Woronzoff. Au même instant, Blücher constatait que le vaste mouvement tournant de cavalerie qu’il avait projeté ne pouvait pas être mené. Le retard de ses troupes, les mauvaises conditions météorologiques, le sol marécageux et les dispositifs de flanc-garde de l’armée française se conjuguaient pour compromettre sa manœuvre. Bien menée, celle-ci aurait pourtant pu porter un coup fatal à l’armée française. Le feld-maréchal donna donc à Woronzoff l’ordre de se replier pour rejoindre les troupes qui se concentraient vers Laon.

Lorsqu’il reçut cet ordre, peu après 14 heures, le général russe était en bien fâcheuse posture. Son flanc gauche était assailli par les troupes de Ney venant du ravin d’Ailles. A sa droite, les dragons français sabraient et débordaient ses défenses. Face à son centre, l’infanterie française s’était formée en ligne et progressait, soutenue par le feu de son artillerie. Malgré tout, Woronzoff ne voulait pas décrocher. Il fallut que Blücher lui renouvelât son ordre pour qu’enfin il consente à donner l’ordre à ses troupes de commencer leur repli vers Cerny.

Cette retraite fut accompagnée par un harcèlement constant des troupes françaises sur les arrières et les flancs russes. En dépit de nombreux actes de courage et d’héroïsme, ce recul manqua à plusieurs reprises de se transformer en déroute, sous les coups de boutoir de la cavalerie impériale. Heureusement pour Woronzoff, un parti de 4.000 cavaliers envoyés par le général Sacken vint opportunément détourner l’attention des Français et couvrir le mouvement rétrograde. Avec le repli russe, la bataille touchait à sa fin. Soutenue par l’artillerie du général Drouot, l’armée française toute entière se lança bientôt dans une poursuite de 15 kilomètres, tout au long de la crête du chemin des Dames. Elle repoussa les troupes russes jusqu’à la route de Soissons à Laon, vers le lieu-dit de L’Ange Gardien.

Le succès aurait pu être complet si elle avait pu s’emparer de canons et de nombreux prisonniers, mais il n’en fut rien. La retraite de Woronzoff fut méthodique et bien menée et les dégâts furent limités.

Menés par le général Laferrière-Levesque, qui perd une jambe en pleine charge, puis par le colonel Claude Testot-Ferry, le 1er régiment des éclaireurs de la Garde impériale parvint à prendre les batteries prussiennes sur le plateau dominant le champ de bataille, et permit la victoire française.

BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814
BATAILLE DE CRAONNE 7 MARS 1814

Musique de cavalerie .................. !!!!

Tag(s) : #diorama, #Craonne, #éclaireurs, #France, #campagne, #cavalerie, #Prussiens, #Ney, #canons, #batteries

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