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Pour se souvenir ........ il y a deux cents ans...

DU 26 FEVRIER AU 13 MARS 1814

Du 26 février au 13 mars : Napoléon poursuit vainement Blücher

Blücher avait l'intention de faire sa jonction avec Schwarzenberg pour livrer enfin la bataille décisive. Mais, apprenant la retraite précipitée de l'armée de Bohême vers Chaumont, Blücher décide de reprendre sa liberté d'action au Nord. Il dispose pour cela de 55 000h mais compte aussi sur le renfort des 43 000h de Bülow et Winzingerode qui marchent sur Soissons. En attendant cette jonction Blücher marche vers Sézanne d'où il refoule Marmont qui se replie sur Rebais. Mortier accourt de Château-Thierry pour secourir Marmont mais leurs 25 000h ne parviennent pas à retenir les Prussiens qui s'emparent de La Ferté-Gaucher. Ils choisissent donc de se replier au nord de la Marne en passant par Trilport et Meaux.

Le 27 février

Napoléon informé de cette situation décide de se tourner contre l'armée de Silésie en laissant à Troyes, face à Schwarzenberg, 40 000h sous le commandement de Macdonald, Oudinot et Gérard.

Le 1er mars

Blücher, qui a franchi la Marne à La Ferté-sous-Jouarre, attaque les troupes de Marmont et de Mortier repliées derrière la ligne de l'Ourq. Napoléon arrive à 14h à La Ferté mais, le pont étant détruit et n'ayant pas l'équipage de pont, il ne peut pas intervenir sur les arrières de Blücher.

La manœuvre manquée de Soissons

Le 2 mars

En fin de journée, les Français ont rétabli le pont de La Ferté. Napoléon combine alors une nouvelle manœuvre contre l'armée de Silésie : Il faut pousser les forces prussiennes au fond de l'angle formé par l'Oise et l'Aisne. Le seul passage pour une retraite sera la ville de Soissons tenue par le général Moreau. L'armée de Silésie sera ainsi prise dans une nasse. Le 4 mars, Napoléon atteint Fismes prêt à fermer la nasse sur le dos des Prussiens. Mais dans la soirée il apprend que Moreau a ouvert les portes de la ville à Blücher et que Marmont et Mortier ont négligé de poursuivre les Prussiens. Ainsi, non seulement Blücher échappe à un désastre, mais encore il se renforce de deux nouveaux corps qui portent ses effectifs à 100 000h.

Manœuvres de Craonne et de Laon

Malgré cette déconvenue Napoléon va poursuivre la chasse des Prussiens avec seulement 55 000h. Il monte une nouvelle manœuvre destinée à acculer à nouveau l'armée de Silésie dans l'angle formé par l'Oise et l'Aisne.

Le 5 mars

Les Français tiennent le passage de Berry-au-Bac , mais d'importantes forces prusso-russes sont établies à leur gauche sur le plateau de Craonne. Napoléon pense qu'il ne s'agit que d'une simple garde protégeant la retraite de Blücher sur Laon.

Le 6 mars au soir

L'infanterie de Ney s'empare du "petit plateau" mais sans parvenir à forcer l'isthme d' Heurtebise où l'ennemi résiste farouchement. Cette résistance s'explique parce que les français ne se heurtent pas à un corps isolé mais à l'avant-garde de toutes les forces de Blücher.

Le 7 mars : Craonne

Ney et Victor, soutenus par la cavalerie de Grouchy, prennent l'offensive sur le versant nord du plateau dans le secteur d'Aille, tandis que Nansouty charge au Sud le long de l'Aisne. Ney subit des pertes considérables. La Garde doit être engagée pour enlever la ferme d'Heurtebise qui commande l'entrée du "grand plateau". Comme le souhaite Blücher Napoléon est enferré dans une grande bataille. C'est maintenant à Winzingerode d'intervenir. Mais ce dernier ne pourra pas atteindre Festieux avant la tombée de la nuit. Cependant les Français, vers 16 h, réussissent au prix d'efforts inouïs à aligner 72 canons de la Garde face au centre ennemi. Blücher, découragé doit se résoudre à la retraite vers une position plus dégagée, donc plus propice à la manœuvre. A la fin de cette dure journée Napoléon, en établissant son quartier général à Braye montre qu'il est du champ de bataille. Les Alliés vont se reformer sous les murs de la citadelle de Laon, en occupant solidement tous les villages environnants, de Clacy à Athies. Napoléon, plein d'illusions s'imagine que Blücher est en fuite et croit qu'il pourra enlever Laon par surprise. Dans ce but il confie un assaut direct à Ney et Mortier, tandis que Marmont, par Berry-au-Bac, ira au nord de Festieux intercepter toute retraite de l'adversaire vers l'Est.

Les 9 et 10 mars : Laon

Le 9 mars, au petit jour, dans le brouillard chargé de neige, Mortier se précipite sur Sémilly et Ney sur Clacy. Cette attaque surprise échoue et révèle aux assaillants qu'ils ont devant eux plus de 90 000 soldats. Impossible à Napoléon de se retirer, car cela ferait courir à Marmont, isolé à l'Est, le danger d'être écrasé. Aussi l'attaque se poursuit jusqu'à la chute du jour, au prix de pertes sévères, de façon à fixer l'ennemi. En fait, Marmont n'est parvenu à Athies qu'à 14 heures, soit avec six heures de retard. Il se borne alors, vue l'heure tardive, à faire bivouaquer ses soldats exténués dans le plus grand désordre et se retire lui-même au château d'Eppes. A 19 h, en pleine obscurité, les Prussiens du général York attaquent les bivouacs d'Athies, ce qui provoque le désastre : en quelques minutes c'est un sauve-qui-peut général des Français sur la route de Reims.

Par suite de son imprévoyance, Marmont a perdu 3 000h, tués ou prisonniers, ainsi que 45 canons et 120 voitures.

Le 10 mars à l'aube

Blücher qui pensait lancer une offensive pour disloquer la petite armée française a la surprise d'être attaqué. En fait Napoléon cherche à impressionner l'adversaire pour le soir venu pouvoir se retirer facilement sur Soissons. Ce plan va parfaitement fonctionner car Prussiens et Russes épuisés et transis de froid resteront sur leurs positions sans rien entreprendre.

Le 12 mars

L'armée française s'est repliée et se réorganise à l'abri des murs de Soissons. Napoléon apprend que Reims, à 57km de là, vient d'être occupé par 15 000 prussiens. Aussitôt, il ordonne à ses troupes de marcher sur cette ville d'autant plus que marcher vers l'Est lui plaît, car c'est là que résident ses dernières réserves : les garnisons des places de Lorraine.

Le 13 mars

L'avant-garde de 4 000 fantassins confiée à Marmont, bientôt rejointe par Napoléon lui-même écrase le corps de Saint-Priest.

Cette victoire de Reims sera le dernier succès de Napoléon.

CAMPAGNE DE FRANCE (3)
Tag(s) : #Blücher, #Soissons, #Marmont, #Craonne, #Laon, #Napoléon, #Schwarzenberg, #Reims, #Mortier, #Oudinot

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